Indemnité pompier volontaire 2026 : grille des taux horaires, fiscalité
Taux horaires par grade, fiscalité, vacations 24h et retraite : tout ce que touche un sapeur-pompier volontaire (SPV) en 2026 après la revalorisation

Depuis le 1er décembre 2025, l'indemnité horaire des sapeurs-pompiers volontaires (SPV) varie selon le grade : sapeur 8,71 €/h, caporal 9,35 €/h, sous-officier 10,55 €/h et officier 13,11 €/h, conformément à l'arrêté du 17 novembre 2025. Ces indemnités ne sont pas un salaire : elles sont exonérées d'impôt sur le revenu et ne donnent pas lieu à cotisations sociales salariales. Leur montant peut être majoré selon le type de mission (intervention, astreinte, formation).
L'indemnité horaire d'un sapeur-pompier volontaire (SPV) s'élève, depuis le 1er décembre 2025, à 8,71 € pour un sapeur et jusqu'à 13,11 € pour un officier, selon l'arrêté du 17 novembre 2025. Une revalorisation modeste : quelques centimes par heure : qui ne change rien au principe fondamental : contrairement au pompier professionnel, le SPV ne perçoit pas un salaire mais une indemnisation, exonérée d'impôt sur le revenu. Ce guide détaille la mécanique complète : grille par grade, calcul des vacations, régime fiscal et prestation de retraite (NPFR), autant de points rarement mis en regard dans un même texte.
Ce qu'il faut retenir
- L'indemnité SPV n'est pas un salaire mais une vacation exonérée d'impôt : elle ne figure pas sur la déclaration de revenus
- Depuis le 1er décembre 2025, les taux horaires sont : 8,71 € (sapeur), 9,35 € (caporal), 10,55 € (sous-officier), 13,11 € (officier)
- Chaque SDIS peut majorer ces taux pour les interventions de nuit, week-end ou jours fériés : les montants varient selon le département
- Après 15 ans d'engagement, le SPV peut prétendre à la NPFR, une rente annuelle viagère d'environ 512 € à plus de 3 000 € selon la durée de service
Comparatif en un coup d'œil
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| Grade | Taux horaire 2026 | Ancien taux (2023) | Hausse | Grades inclus |
|---|---|---|---|---|
| Sapeur | 8.71 €/h | 8.61 €/h | 1.16 % | Sapeur 1re et 2e classe |
| Caporal | 9.35 €/h | 9.24 €/h | 1.19 % | Caporal, caporal-chef |
| Sous-officier | 10.55 €/h | 10.43 €/h | 1.15 % | Sergent, adjudant |
| Officier | 13.11 €/h | 12.96 €/h | 1.16 % | Lieutenant, capitaine, commandant, lieutenant-colonel, colonel |
SPV : indemnité ou salaire ? Une distinction juridique fondamentale
Un sapeur-pompier volontaire ne signe pas un contrat de travail avec le SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours). Il souscrit un engagement citoyen, fondé sur l'article L. 723-9 du Code de la sécurité intérieure. La différence est capitale : le SPV perçoit une indemnité horaire : juridiquement appelée « vacation » : et non un salaire.
Cette distinction emporte trois conséquences pratiques immédiates. L'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu. Elle ne génère pas de cotisations sociales au régime général. Et le versement n'est pas soumis au Code du travail (pas de durée légale du travail, pas de congés payés, pas d'indemnité de licenciement).
L'engagement dure 5 ans, tacitement renouvelable. Il est subordonné à une aptitude physique vérifiée par un médecin agréé et au suivi des formations initiales et continues. Le SPV reste libre de vaquer à son activité professionnelle ou à ses études : ce n'est pas un emploi à temps partiel déguisé, mais un régime sui generis à mi-chemin entre le bénévolat indemnisé et la mission de service public.
Le cadre légal : article L. 723-9 du Code de la sécurité intérieure
L'article L. 723-9 du Code de la sécurité intérieure dispose que le SPV « n'a pas la qualité d'agent public et n'est pas régi par le statut de la fonction publique territoriale ». Il reçoit une indemnité horaire fixée par arrêté ministériel, distincte d'un traitement ou d'un salaire.
Cet article fonde aussi l'obligation pour l'employeur privé ou public du SPV de lui accorder des autorisations d'absence pour missions opérationnelles et formations, sans pouvoir s'y opposer sauf nécessité impérieuse de service. En contrepartie, l'employeur peut obtenir un remboursement partiel des salaires maintenus durant ces absences, versé par le SDIS.
Différence avec le pompier professionnel : ce que ça change au quotidien
Le pompier professionnel est un agent de la fonction publique territoriale, titulaire d'un grade et rémunéré mensuellement selon une grille indiciaire. Le SPV, lui, ne touche une indemnité que pour les heures réellement effectuées : interventions, gardes, formations, astreintes.
Concrètement, le SPV ne reçoit aucune fiche de paie au sens du Code du travail. Le SDIS lui adresse un relevé mensuel ou trimestriel des vacations. Cette somme n'apparaît pas dans les cases « traitements et salaires » de la déclaration fiscale : point sur lequel nous reviendrons. L'absence de lien de subordination juridique au sens du droit du travail reste le marqueur distinctif essentiel.
Grille des indemnités horaires SPV 2026 : taux par grade après revalorisation
L'arrêté du 17 novembre 2025, entré en vigueur le 1er décembre 2025, fixe les nouveaux taux horaires de base de l'indemnité des SPV. La revalorisation a été modeste : de l'ordre de 0,10 € à 0,15 € par heure selon le grade : mais elle s'applique uniformément à l'ensemble des quelque 197 000 sapeurs-pompiers volontaires que compte la France.
Ces taux constituent le socle de calcul. Ils peuvent être majorés par le conseil d'administration de chaque SDIS selon la nature de la mission (intervention de nuit, jour férié, astreinte, formation spécialisée). Les majorations varient donc d'un département à l'autre : un sapeur dans le Bas-Rhin ne touchera pas nécessairement la même indemnité qu'un sapeur dans les Bouches-du-Rhône pour une mission identique.
La grille distingue quatre niveaux de grade. Les sous-officiers regroupent les sergents et adjudants ; les officiers incluent les lieutenants, capitaines, commandants, lieutenants-colonels et colonels.
Tableau comparatif avant/après la revalorisation de décembre 2025
Les anciens taux étaient fixés par l'arrêté du 26 septembre 2023, désormais abrogé. Voici l'évolution :
- Sapeur : 8,61 € → 8,71 € (+ 0,10 €, soit + 1,16 %)
- Caporal : 9,24 € → 9,35 € (+ 0,11 €, soit + 1,19 %)
- Sous-officier (sergent, adjudant) : 10,43 € → 10,55 € (+ 0,12 €, soit + 1,15 %)
- Officier (lieutenant à colonel) : 12,96 € → 13,11 € (+ 0,15 €, soit + 1,16 %)
La hausse moyenne avoisine 1,15 %, très légèrement supérieure à l'inflation constatée en 2024. La structure même de la grille : quatre échelons : reste identique. Aucune fusion ni scission de grades n'est intervenue.
Revalorisation indemnités SPV 2026 : arrêté du 17 novembre 2025
L'arrêté du 17 novembre 2025 a été publié au Journal officiel et est entré en vigueur au 1er décembre 2025, abrogeant expressément l'arrêté du 26 septembre 2023 (source : CDG16, note de veille juridique du 28 novembre 2025).
Les SDIS doivent appliquer ces nouveaux taux depuis cette date. En pratique, des décalages de mise à jour informatique peuvent survenir : un SPV constatant un taux erroné sur son relevé de vacations doit le signaler au service RH de son SDIS. Le rattrapage se fait sur les rappels de vacations du mois suivant.
L'arrêté ne modifie ni les catégories de bénéficiaires (les quatre grades restent inchangés), ni les règles de majoration, qui demeurent de la compétence de chaque SDIS.
Comment calculer sa vacation pompier volontaire : garde 12h, 24h et astreinte
La vacation horaire brute se calcule simplement : taux horaire du grade × nombre d'heures effectuées. Encore faut-il distinguer deux types de périodes indemnisées : les gardes (présence à la caserne) et les astreintes (disponibilité à domicile ou à proximité, prêt à intervenir).
L'astreinte obéit à un régime propre : l'article R. 723-25 du Code de la sécurité intérieure prévoit que les périodes d'astreinte donnent lieu à une indemnité dont le taux est fixé par délibération du conseil d'administration du SDIS. Le taux horaire de base y est généralement minoré (fraction du taux plein, souvent entre 30 % et 60 %), puis majoré en cas d'intervention effective.
💡 À noter : Les majorations pour intervention de nuit, week-end ou jour férié sont définies par chaque SDIS. Elles ne figurent pas dans l'arrêté national. Interrogez votre service RH pour connaître les coefficients applicables dans votre département.
La revalorisation 2026 des indemnités du pompier volontaire, entrée en vigueur le 1er décembre 2025, s'applique à tous ces calculs, y compris pour les gardes postées, dont les montants sont détaillés dans notre article sur le pompier volontaire salaire.
Vacation pompier volontaire 2026 : calcul pour une garde de 12h et 24h
Prenons deux cas concrets avec les taux 2026.
Cas 1 : Sapeur en garde de 12 heures :
8,71 € × 12 = 104,52 € brut pour la vacation. Ce montant n'est soumis à aucun prélèvement social ni fiscal. Si le SDIS applique une majoration de nuit (par exemple 50 % sur 4 des 12 heures), le calcul devient : (8,71 € × 8) + (8,71 € × 1,5 × 4) = 69,68 € + 52,26 € = 121,94 € brut.
Cas 2 : Sous-officier en garde de 24 heures :
10,55 € × 24 = 253,20 € brut. Avec une majoration week-end de 25 % sur l'ensemble de la garde : 253,20 € × 1,25 = 316,50 € brut.
Ces scénarios sont indicatifs et dépendent des délibérations du SDIS local. Les majorations ne sont pas harmonisées nationalement.
Rémunération astreinte pompier volontaire : ce que prévoit le Code de la sécurité intérieure
L'astreinte n'est pas une garde. Le SPV reste joignable et doit pouvoir rejoindre la caserne dans un délai défini (souvent 5 à 10 minutes). La contrepartie financière est double :
- Une indemnité d'astreinte : fraction du taux horaire (par exemple 40 %), versée pour la durée de la plage d'astreinte
- Une indemnité d'intervention : taux horaire plein (voire majoré) pour chaque heure d'intervention effective déclenchée durant l'astreinte
L'article R. 723-25 du Code de la sécurité intérieure laisse le conseil d'administration du SDIS fixer ces modalités. Aucun taux national unique ne s'impose. Certains SDIS versent 50 % du taux horaire pendant l'astreinte puis 100 % dès le déclenchement ; d'autres appliquent une formule forfaitaire par tranche de 12 heures.
Fiscalité des indemnités SPV 2026 : exonération d'impôt sur le revenu
Les indemnités perçues par le SPV ne sont pas imposables à l'impôt sur le revenu. Cette exonération découle directement de la nature juridique de l'indemnité : elle n'est pas un salaire mais une indemnisation compensatrice des sujétions liées à l'engagement citoyen.
La doctrine fiscale est constante sur ce point. Le SPV ne doit pas reporter ces sommes dans les cases « traitements et salaires » (1AJ ou 1BJ) de sa déclaration de revenus. Aucune case spécifique n'est dédiée aux indemnités SPV : elles n'ont tout simplement pas à apparaître.
L'absence de prélèvement à la source sur ces indemnités confirme ce régime. Le SDIS ne pratique aucune retenue fiscale lors du versement des vacations. Le relevé mensuel remis au SPV n'a pas valeur de bulletin de paie et n'est pas destiné à l'administration fiscale.
Indemnités SPV et déclaration de revenus : ce qu'il ne faut pas faire
L'erreur classique : un SPV reçoit de son SDIS un relevé mensuel détaillant ses vacations. Pensant qu'il s'agit d'un document fiscalement opposable : au même titre qu'un bulletin de paie : il reporte ces montants sur sa déclaration de revenus.
Conséquence : il paie un impôt qui n'est pas dû. Le rattrapage est possible via une réclamation contentieuse auprès de l'administration fiscale (délai : jusqu'au 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la mise en recouvrement), mais la démarche est fastidieuse et le remboursement peut prendre plusieurs mois.
⚠️ Attention : en cas de doute sur votre situation personnelle, consultez votre espace particulier sur impots.gouv.fr ou rapprochez-vous du service RH de votre SDIS. Cet article ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé.
Le relevé de vacations sert uniquement au contrôle interne du SDIS et au suivi individuel de l'activité. Il n'est transmis à aucun organisme fiscal.
Cotisations sociales et protection du SPV pendant les missions
Autre corollaire du statut non salarié : les indemnités SPV ne donnent pas lieu à cotisations sociales (maladie, retraite de base, chômage). Le SPV ne cotise pas au régime général de la Sécurité sociale à raison de ses vacations.
Sa protection sociale pendant les missions est assurée directement par le SDIS, qui prend en charge les accidents de service et les maladies contractées en mission. Cette couverture fonctionne indépendamment du statut professionnel du SPV : salarié du privé, fonctionnaire, étudiant ou sans emploi, il bénéficie de la même protection.
En revanche, cette absence de cotisations signifie que les vacations ne génèrent pas de droits à la retraite dans le régime général. C'est précisément pour compenser cette lacune que le législateur a créé la prestation de fidélisation et de reconnaissance (PFR/NPFR), abordée plus loin.
Salaire pompier volontaire débutant : combien gagne-t-on les premières années ?
Un SPV débutant est nécessairement au grade de sapeur, soit 8,71 €/h depuis le 1er décembre 2025. Il n'existe pas de « salaire pompier volontaire débutant » au sens mensuel : la rémunération dépend entièrement du volume horaire accompli.
Le nombre d'heures varie considérablement selon le SDIS de rattachement, la taille de la caserne et l'activité individuelle du volontaire. Un SPV en zone rurale, rattaché à un petit centre de secours, peut effectuer moins de 50 heures par mois. Un SPV en zone urbaine dense, intégré à un centre mixte (professionnels + volontaires), peut dépasser 100 heures mensuelles.
Aucun plafond réglementaire national n'encadre strictement le volume horaire des SPV, même si les SDIS veillent, en pratique, à ne pas dépasser des seuils qui pourraient requalifier l'engagement en contrat de travail. La jurisprudence prud'homale est rare mais existe : un SPV qui démontrerait un lien de subordination caractérisé et un volume horaire très élevé pourrait, en théorie, revendiquer la requalification.
Sapeur-pompier volontaire heures par mois : quelle réalité terrain ?
Les données agrégées par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) suggèrent une moyenne indicative de 40 à 70 heures par mois pour un SPV actif, avec des extrêmes allant de quelques heures à plus de 120 heures. Ces chiffres ne sont pas normés nationalement et chaque SDIS publie ses propres statistiques.
En ordre de grandeur, un sapeur débutant effectuant 50 heures mensuelles percevrait environ 435,50 € brut d'indemnités (8,71 € × 50). Un caporal à 70 heures mensuelles toucherait environ 654,50 € brut (9,35 € × 70). Ces montants sont purement indicatifs et dépendent des majorations locales.
La formation initiale (30 jours minimum, répartis sur les premières années d'engagement) est également indemnisée au taux horaire du grade. Ces heures de formation comptent dans le volume global.
Ce que perçoit l'employeur du SPV : remboursement et accord de disponibilité
L'employeur d'un SPV : privé ou public : est tenu de libérer son salarié ou agent pour les missions opérationnelles et les formations, sous réserve d'une nécessité impérieuse de service (article L. 723-9 du Code de la sécurité intérieure).
En contrepartie, le SDIS peut rembourser à l'employeur les salaires maintenus durant ces absences, dans la limite d'un plafond horaire. Ce dispositif, peu connu, est pourtant essentiel à l'acceptabilité du volontariat par les entreprises. La FNSPF milite régulièrement pour son renforcement.
L'accord de disponibilité entre le SPV et son employeur reste la clé de voûte du système : sans lui, l'engagement citoyen est difficilement compatible avec une activité professionnelle. La convention cadre signée entre l'État et les partenaires sociaux (dernière version : 2023) encourage les employeurs à faciliter ces absences.
Retraite des pompiers volontaires : la prestation de fidélisation et de reconnaissance (PFR) en 2026
La prestation de fidélisation et de reconnaissance (PFR), devenue Nouvelle prestation de fidélisation et de reconnaissance (NPFR) depuis la réforme de 2004, est le seul dispositif de retraite spécifique aux SPV. Elle compense l'absence de cotisations au régime général pendant les années de volontariat.
La NPFR est servie sous forme d'une rente annuelle viagère, dont le montant dépend de la durée d'engagement du SPV. Les conditions d'ouverture sont cumulatives : avoir accompli au moins 15 ans de service en qualité de SPV, avoir cessé définitivement son engagement, et avoir atteint l'âge de 55 ans (sauf exceptions).
Les montants ci-dessous sont issus d'une source secondaire (Groupama, juin 2026) et doivent être vérifiés auprès du SDIS ou sur service-public.fr. Ils sont présentés à titre indicatif.
Montants indicatifs de la NPFR selon les années de service
- 15 ans de service : environ 512,50 €/an (soit ~ 42,70 €/mois)
- 20 ans de service : environ 1 024,95 €/an (soit ~ 85,40 €/mois)
- 25 ans de service : environ 2 049,90 €/an (soit ~ 170,80 €/mois)
- 30 ans de service : environ 2 690,50 €/an (soit ~ 224,20 €/mois)
- 35 ans de service : environ 3 074,85 €/an (soit ~ 256,20 €/mois)
📌 Important : Ces montants, issus de la source manouvellevie.groupama.fr (juin 2026), sont indicatifs. Les montants officiels doivent être confirmés auprès du SDIS de rattachement ou sur le site service-public.fr. La NPFR peut faire l'objet de revalorisations périodiques distinctes de celle des indemnités horaires.
Le montant est proportionnel à la durée d'engagement : chaque année supplémentaire au-delà de 15 ans augmente la rente d'environ 102 à 205 € annuels selon les tranches.
Conditions d'accès et cumul avec une retraite de base
Pour bénéficier de la NPFR, le SPV doit avoir accompli une durée minimale de 15 ans de services effectifs. Les années de service sont décomptées à partir de la date du premier engagement et incluent les périodes de suspension (maladie, maternité) dans certaines limites.
La NPFR est cumulable avec une retraite de base (régime général, fonction publique, régime spécial) et avec une retraite complémentaire (Agirc-Arrco). Elle n'est soumise à aucune condition de ressources. Fiscalement, cette rente est imposable à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des pensions et retraites (abattement de 10 % applicable).
La demande de NPFR doit être adressée au SDIS dans les 6 mois suivant la cessation définitive de l'engagement. Passé ce délai, les droits peuvent être perdus. Le versement intervient à compter du 1er jour du trimestre civil suivant la date de la demande.
Ce que le top des résultats ne dit pas : points de vigilance pratiques
Au-delà des grilles et des calculs, trois points de vigilance méritent l'attention de tout SPV soucieux de faire valoir ses droits.
D'abord, la vérification des taux appliqués par le SDIS. L'arrêté du 17 novembre 2025 est entré en vigueur le 1er décembre 2025 et a abrogé l'arrêté du 26 septembre 2023. Les SDIS utilisent des logiciels de gestion des vacations qui doivent être paramétrés avec les nouveaux taux. Un décalage de quelques semaines, voire de quelques mois, n'est pas exclu dans certains départements. Le réflexe : comparer le taux horaire figurant sur le relevé de vacations avec la grille nationale.
Ensuite, le régime des indemnités de formation. Les heures de formation initiale et continue sont indemnisées, mais certaines actions spécifiques (stages nationaux, spécialisations) peuvent relever d'un barème distinct. Le SPV doit s'assurer que son SDIS applique bien l'indemnisation à toutes les heures de formation, y compris les déplacements lorsque ceux-ci sont indemnisables.
Enfin, la couverture accident du travail et maladie professionnelle : le SDIS est l'assureur direct du SPV pendant ses missions. En cas d'accident, la déclaration doit être immédiate auprès du centre de secours et du service de santé du SDIS. Le SPV bénéficie alors d'une prise en charge intégrale des soins, sans avance de frais.
Vaccinations obligatoires et maintien du statut actif SPV
Le maintien du statut actif de SPV est conditionné à l'obligation vaccinale. Les vaccinations obligatoires pour les sapeurs-pompiers volontaires sont :
- Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite (DTP) : primovaccination complète + rappels à jour
- Grippe : vaccination annuelle recommandée et, selon les SDIS, rendue obligatoire par le règlement intérieur
- Hépatite B : exigée dans certains SDIS, notamment pour les SPV susceptibles d'effectuer des actes de secourisme avec contact sanguin
Le médecin-chef du SDIS vérifie le statut vaccinal lors de la visite initiale d'aptitude et des visites périodiques. Un défaut de vaccination peut entraîner une suspension temporaire de l'engagement, voire sa résiliation pour inaptitude médicale.
Vérifier l'application du nouveau tarif auprès de son SDIS
Concrètement, le SPV qui constate un écart entre le taux affiché sur son relevé et la grille nationale (8,71 € pour un sapeur, etc.) doit :
- Contacter le service RH ou le bureau des volontaires de son SDIS
- Demander un rappel de vacations pour la période concernée
- Conserver les relevés mensuels comme justificatifs
Le SDIS est tenu d'appliquer l'arrêté ministériel. Aucune délibération locale ne peut y déroger à la baisse. Les délibérations du conseil d'administration ne portent que sur les majorations, pas sur le taux de base.
L'arrêté du 17 novembre 2025 étant publié au Journal officiel, il est opposable à tous les SDIS. Un refus persistant d'appliquer les nouveaux taux peut justifier un recours gracieux auprès du président du SDIS.
Fiche pratique
| Textes de référence | Article L. 723-9 du Code de la sécurité intérieure ; Arrêté du 17 novembre 2025 (abroge l'arrêté du 26 septembre 2023) ; Article R. 723-25 du Code de la sécurité intérieure (astreintes) |
| Taux horaires 2026 (depuis le 01/12/2025) | Sapeur 8,71 € : Caporal 9,35 € : Sous-officier (sergent, adjudant) 10,55 € : Officier (lieutenant à colonel) 13,11 € |
| Régime fiscal | Exonération d'impôt sur le revenu : ne pas déclarer dans les cases traitements et salaires (1AJ/1BJ) |
| NPFR (retraite SPV) : montants indicatifs | 15 ans : ~512,50 €/an ; 20 ans : ~1 024,95 €/an ; 25 ans : ~2 049,90 €/an ; 30 ans : ~2 690,50 €/an ; 35 ans : ~3 074,85 €/an (source Groupama juin 2026, à vérifier auprès du SDIS) |
| Vaccinations obligatoires | DTP (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite) à jour ; Grippe (annuelle, selon SDIS) ; Hépatite B (selon SDIS) |
| Contacts officiels | service-public.fr (fiche F2204) ; SDIS de rattachement (service RH / bureau des volontaires) ; impots.gouv.fr (espace particulier) |
Sources
Ces éléments sont d'ordre général et ne sauraient remplacer une consultation juridique. Pour un cas précis, adressez-vous à un avocat ou à un professionnel du droit.
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Questions fréquentes
Quelle est l'indemnisation d'un pompier volontaire ?
Un sapeur-pompier volontaire perçoit une indemnité horaire : et non un salaire : dont le taux varie selon le grade : 8,71 €/h pour un sapeur, 9,35 €/h pour un caporal, 10,55 €/h pour un sous-officier et 13,11 €/h pour un officier, depuis le 1er décembre 2025 (arrêté du 17 novembre 2025). Cette indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu. Des majorations peuvent s'appliquer selon le type de mission (nuit, week-end, jour férié), définies par le conseil d'administration du SDIS.
Quel est le taux de vacation pour les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) en 2026 ?
En 2026, le taux de vacation horaire de base des SPV est fixé à 8,71 € (sapeur), 9,35 € (caporal), 10,55 € (sous-officier) et 13,11 € (officier), conformément à l'arrêté du 17 novembre 2025 entré en vigueur le 1er décembre 2025. Ces taux ont été revalorisés d'environ 1,15 % par rapport aux précédents (arrêté du 26 septembre 2023, abrogé).
Quel est le montant de la NPFR pour les pompiers en 2026 ?
La nouvelle prestation de fidélisation et de reconnaissance (NPFR) est une rente annuelle viagère versée aux SPV après 15 ans minimum d'engagement et à partir de 55 ans. Les montants indicatifs 2026 sont : 512,50 €/an pour 15 ans, 1 024,95 €/an pour 20 ans, 2 049,90 €/an pour 25 ans, 2 690,50 €/an pour 30 ans et 3 074,85 €/an pour 35 ans de service (source Groupama, juin 2026 : à vérifier auprès du SDIS).
Quel est le salaire d'un pompier en 2026 ?
Il faut distinguer deux statuts : le pompier professionnel, agent de la fonction publique territoriale, perçoit un traitement mensuel selon une grille indiciaire (environ 1 800 € brut en début de carrière). Le pompier volontaire (SPV), lui, ne touche pas un salaire mais des indemnités horaires (8,71 € à 13,11 €/h selon le grade), uniquement pour les heures réellement effectuées. Ces indemnités ne sont pas imposables.
